au petit palais du petit pédestre Vinz [RP]

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Vinz
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au petit palais du petit pédestre Vinz [RP]

Message par Vinz » 22 oct. 2013 14:00

Esséphère avait l'arrière-train tout endolori. Il avait chevauché pendant plusieurs jours, porteur d'un message important. Rocco, son fidèle étalon, avait l'air tout aussi épuisé. Ils réduisirent l'allure après avoir passé le gué Pard, se sachant en terres pédestres. Encore quelques kilomètres et ils arriveraient à la cité du roi Vinz. La route était en plus mauvais état que dans sa mémoire, comme si une armée entière l'avait piétinée. Le vent se mit à souffler plus fort apportant une odeur âcre. Plus le messager se rapprochait de la cité et plus la puanteur se faisait sentir. Il la reconnu, l'odeur de la mort, l'odeur de cadavres brûlés mélangé à l'odeur de décomposition. Mais qu'était-il arrivé en son absence ? Arrivé dans la plaine, la panique le saisi. L'herbe grasse et épaisse de la plaine avait laissé place à un champ de terre retourné, piétiné. Des pécores étaient en train de reboucher une gigantesque tranchée. Esséphère se rapprochait et s'aperçut de son erreur. Ce n'était pas une tranchée mais un gigantesque charnier. Il doit bien y avoir 20 000 morts pensa-t-il. A son arrivée, des soldats le saluèrent rapidement, ils semblaient éreintés. Des ordres fusaient, chacun s'en allait à son poste, préparaient les bêtes mythologiques comme si une armée était encore attendu. Arrivé au palais, il confia sa monture, Rocco, à un palefrenier. Il voulu monter les escalier rapidement, e faisant de grandes enjambées. Malheureusement le temps passer avec Rocco l'obligea à adopter une démarche de canard, retardant sa montée. Enfin arrivé en haut il couru à la salle du trône. Personne n'était là. Non pas mon roi pensa-t-il, il couru vers la grande salle qui était gardée. L'un des garde ouvrit l'un des montant de la porte pour le laisser passer. A l'intérieur, les conseillers, les stratèges étaient réunis autour du roi Vinz, qui pour une fois semblait sobre bien que pas rasé. Tous se turent et posèrent sur lui un regard inquisiteur. Après un temps de silence qui parut une éternité à Essèphère, le roi lui sourit et lui demanda calmement :
- eh bien mon ami, qu'apportes-tu donc comme nouvelles ?
- je... hem... j'ai des nouvelles de tout nos espions. On raconte que presque plus de cités ne produisent suite aux assauts de différentes faction. Et que notre belle cité serait la prochaine cible. Et que...
- doucement messager ! Quelles cités productrices ont été attaquées et par qui ? tonna Drawyk, le premier conseiller du roi.
- alors d'abord les cité d'Alduin, Serty, Lgbandz et de ces détraqués de satyres ont été attaquées par Titan0s, Archi et Skalpel... Ensuite on raconte que les satyres ont été frappées par la foudre de zeus.
Le roi semblait songeur, il se gratta le menton, puis la nuque. Finalement il prit la parole :
- pour ta gouverne messager, une armée de 50 000 hoplites a attaqué notre cité, conduite par le mercenaire Arminius. Fort heureusement nous sommes parvenus a repousser nos ennemis. Le bruit court qu'il a été payé 30 millions de drachmes par un certain Maxrider afin de nous attaquer et détruire nos forces défensives.
- ah bon mais Maxrider n'a établi sa cité que récemment, comment peut-il être aussi riche ? répliqua le messager.
- aucune idée, mais nul doute que la foudre aura été provoqué par ce même mercenaire ! Maintenant va te reposer, j'enverrai d'autres messagers à nos alliés. Qu'on fasse venir O'ranje et Bouwigue !
Esséphère se retira. Il allait vers ses appartements mais après réflexion il se dit qu'il passerait bien par les bains afin d'ôter l'odeur de Rocco et de pouvoir se raser. Il pressentait qu'il devrait bientôt lui aussi repartir porter des messages.

O'ranje et Bouwigue se saluèrent mutuellement en passant sous la grande porte de la cité. Le premier partit en direction de la cité de Sayker tandis que le second partait vers la cité de Sharnalk. Les portes se refermèrent, les soldats se préparaient à recevoir une seconde offensive. La cité était en ébullition, les bruits habituels de la cité se mêlaient aux ordres criés, aux chariots de transports et au tumulte des soldats prenant place.

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Re: au petit palais du petit pédestre Vinz

Message par Vinz » 23 oct. 2013 12:06

Sur les terres d'Ellas, alors que l'hiver perdurait...
4 hommes encapuchonnés arrivaient à la petite ferme en bordure de la cité. Celui qui ouvrait la marche était très grand et athlétique, escorté par deux moins grands mais néanmoins tout aussi athlétiques. Leurs accoutrements cachaient difficilement leurs glaives. Le dernier, petit et trapu transportait un sac de toile. Ils arrivèrent à la porte de la chaumière. Ôtant son capuchon pour dévoiler une chevelure et une légère barbe blonde, le premier homme frappa trois coups. La porte s'ouvrit sur un fermier qui resta bouche bée devant son monarque qui lui faisait face.
- Eh bien, ne nous offres-tu pas l'hospitalité Apíōn ? sollicita le roi.
- Bien sûr mon roi, entrez... je... hem pardonnez moi mais ma fille est sur le point...
- d'accoucher. Je sais, coupa Vinz. La Pythie m'en a informé. Il n'y a plus de temps à perdre.
Les 4 entrèrent en retirant leurs capuchons. Un médecin s'affairait auprès d'une jeune demoiselle à la chevelure brune et aux yeux verts. Bien qu'engrossée jusqu'au cou et transpirante, elle restait d'une beauté étonnante pour une fille de fermier. Le roi s'approcha de la table qui servait de lit de fortune en de telles circonstances.
- Je suis là Agathḗ, lui dit tendrement Vinz en lui prenant la main. Soit courageuse.
Un peu plus tard alors que Vinz laissait la fille du fermier se reposer, confiant le nourrisson à la femme d'Apíōn, il revint vers ce dernier.
- Maintenant tu dois te douter fermier. Je vais néanmoins te conter. Lors des fêtes des Thargélies, j'ai rencontré ta fille. Je l'ai fait danser, nous avons bu, nous avons rit, nous avons aimer la vie ensemble... Et maintenant elle a mis au monde un fils, mon bâtard. Vous l’élèverez ici jusqu'à sa majorité, je ferai en sorte que nul ne manque de quoi que ce soit.
Vinz tendit la main vers l'homme trapu, déballant du sac des pièces d'or, bijoux et une petite amphore.
- Prenons un verre ensemble Apíōn, repris le roi, à la santé de mon bâtard. Il s’appellera Garion, en l'honneur de mon enseignant et maître d'armes. Quand il sera en âge, j'enverrai un enseignant s'occuper de lui et de tout les autres enfants que mettra au monde Agathḗ. Garion rejoindra ensuite mon armée, ou il apprendra la discipline de fer et deviendra officier.
- ils burent encore un verre puis Vinz et ses trois compères repartirent dans le froid.

Garion avait perdu beaucoup d'hommes la veille, lors de la bataille contre l'armée du mercenaire Arminius. Tout comme les autres officiers. Ils étaient néanmoins parvenus à repousser les 50 000 hoplites de ce redoutable adversaire. Les phalanges avaient été reconstituées à la hâte, dans la crainte d'une nouvelle offensive. Le roi était passé observé le reste de ses troupes. Il avait fait un discours motivant et était même passer le saluer, emplissant le cœur de Garion de courage et d'honneur. Mais il savait pertinemment que si l'ennemi revenait, il y avait de grande chance qu'ils repartiraient victorieux. Néanmoins je pourrais me reposer cette nuit, pensa-t-il.
Le lendemain, dans l'après midi, Garion décida de se dégourdir les jambes sur le rempart extérieur en compagnie de Theódōros, son ami d'enfance et frère d'arme. Un petit nuage de fumée attira son attention. Au loin, des éclaireurs revenaient au grand galop.
- ALEEEEEEERTE, que tous le monde se tienne prêt, les envahisseurs reviennent ! hurla-t-il.
Tous attendaient de voir l'armée arriver. C'est alors qu'une première phalange entra dans la plaine, suivi d'une seconde, puis encore un et encore une autre. Garion se mit à compter. Il pu dénombrer jusqu'à 125 000 hoplites et reconnu l’emblème du mercenaire Arminius. La bataille s'annonçait rude.
Garion couru promptement jusqu'à son unité d'élite. Déjà les premières phalanges d'hoplites ennemis arrivaient au mur d'enceinte. Beaucoup moururent au mur, mais pas suffisamment.
- Préparez vous les gars ! ça va être à nous de jouer. A l'attaque !
Ils se ruèrent sur leurs ennemis qui prenaient pied dans la cour. Garion chargea celui qui semblait mener l'assaut, lui assenant un grand coup de bouclier en appuyant fortement avec son épaule gauche, ce qui envoya rouler l'ennemi aux pieds de ses hommes. Il para un coup d'estoc et dans le même geste enfonça son glaive dans la gorge de son assaillant. Le sang gicla. Trois guerriers tentaient de l'encercler pour l'isoler de sa phalange mais Theódōros vint à son secours embrochant de sa lance l'un des guerriers. Garion profita de la surprise pour frapper l'un des deux guerriers à l'aine dans une gerbe de sang. Le dernier obligea Garion à reculer d'un grand coup de bouclier mais la lance de son ami passa au dessus de la tête de Garion pour se planter dans l’œil droit de l'homme qui mourut sur le coup. Une phalange ennemi venait de se reconstituer, Garion fit resserrer les rangs, et avancèrent sur leurs ennemis. La première rangée de la phalange de Garion fut presque décimée par les lances ennemis et un combat rapproché s'entama. Theódōros vit 3 guerriers s'élancer vers Garion déjà aux prises avec 3 ennemis. Il lança sa lance qui embrocha l'un des guerriers. Les deux autres lui firent face. La main sur le glaive, Theódōros savait que les deux hommes se lanceraient ensemble sur lui et il avait perdu son bouclier dans la confrontation des phalanges. Lorsque les deux se jetèrent sur lui, il fit un bond sur sa droite roulant sur son épaule. D'un seul geste, il dégaina et trancha la gorge de l'un de ses adversaires, mais ne vit pas le second se jeter glaive en avant, par dessus son camarade transperçant le ventre du pauvre Theódōros. Il saisi la main de son adversaire alors que ses genoux ployaient, entraînant son adversaire vers lui. Il trancha la gorge de ce dernier. Il voulu se relever mais ses forces l'abandonnaient. Par les dieux pensa-t-il, qu'en est-il de Garion... il le chercha du regard mais sa vision se troublait, il reçu une lance dans le dos, du moins c'est l'impression qu'il avait, il ne sentait déjà plus son corps. C'est alors qu'il vit Garion désarmé, dernier homme de la phalange d'élite encore debout qui plongeait pour ramasser un glaive mais l'un des ennemis lui assena un grand coup de bouclier sur le sommet du crâne. Il tomba assomé sous le choc. Les yeux de Theódōros se fermèrent pour ne jamais se rouvrirent.

Garion ouvrit les yeux, du sang coula et lui piqua l’œil gauche. D'un revers du bras il s'essuya. Un corps sans vie gisait sur son thorax et entravait son bras droit. Il le repoussa du bras gauche, cet effort lui paru terrible. C'est alors qu'il vit son bras droit, il était ouvert sur la longueur de la main jusqu'au coude. Impossible d'utiliser sa main, les doigts ne voulaient plus bouger. Il se releva et son regard se posa tout autour de lui. Partout des corps sans vie ou des blessés qui ne pourraient plus servir l'armée. Il tituba. Un groupe s'approchait de lui. En tête le roi Vinz, un bras en écharpe.
- Fils, mon dieu quelle bataille !
- Mon roi, je suis désolé, je n'ai pas su, pas pu...
- Je sais, nous ne pouvions rien face à une telle armée. Va te faire soigner, moi je vais en quête de camarades encore vivants.

C'est ainsi que l'armée de Vinz subit une amère défaite de la main du terrible Arminius, mercenaire agissant pour le compte du richissime roi Maxrider.

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Sayker
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Re: au petit palais du petit pédestre Vinz

Message par Sayker » 24 oct. 2013 00:15

Esséphère entendit au loin le martellement caractéristique provoqué par un cheval au galop.

"Vite, se dit-il, j'ai le fessier trop endolori pour pouvoir combattre, je vais me planquer."

Notre brave se messager entraina sa monture hors du chemin vers un bosquet situé non loin de là. Il fit se coucher la bête et se tapi dans l'ombre. Il était temps ! A peine couché 3 cavaliers firent irruption dans son champ de vision.

"Bons dieux, des éclaireurs d'Arminius le sévère, ils se dirigent vers les terres du père Vinz. Logiquement une armée devrait suivre, je vais resté caché un petit moment".

Seulement quelques minutes plus tard les premiers bataillons de l'armée d'invasion apparurent.

"Mais c'est qu'ils sont nombreux les bougres ! Je crois que cette fois-ci le fier Vinz va prendre une fessée. Dois-je aller le prévenir ? Mais comment pourrai-je traverser les lignes ennemies maintenant ? Et puis il y a la mission... Non il doit lui aussi avoir des éclaireurs postés sur la route, eux se chargeront de donner l'alerte, moi je vais prendre un chemin détourné et me rendre chez le père sayker, la route sera longue je le crains."

Après avoir laisser passer l'armée notre bon messager se remit en route. Faisant un détour il entreprit de se rendre dans les montagnes de l'ouest, lieu de résidence de l'ancien empereur pédestre. Après bien des jours de dure chevauchée Il arriva enfin en vue des dites montagnes.

"Ah pas fâché de les voir, ça sent la fin du voyage, j'en ai marre de manger de la viande séchée et de dormir à la belle étoile, je me fait toujours bouffer par les moustiques"

Scrutant l'horizon enquête d'une cité notre voyageur, ne voyant rien, se mit à longer les contreforts des montagnes.

" Mais où donc est cette maudite cité ! je sais bien qu'elle n'a plus l'opulence d'antan et que ça fait longtemps je n'y suis allé mais quand bien même elle n'a pas pu disparaitre aussi vite !!! Et puis je me suis jamais perdu en 20 ans de messagerie, m'étonnerai que ce soit ça."

Au loin il entrevit une faible colonne de fumée.

"Ce doit être la cabane d'un trappeur, lui saura peut être me renseigner, et avec un peu de chance il aura de quoi m'offrir des vivres frais"

Il lança son cheval au galop, malgré la fatigue de l'homme et de sa monture, il lui tardait d'en savoir davantage et de rassasier. Arrivé à un jet de pierre de la cabane il vit un homme occupé à sculpter le tronc d'un chêne. Une dizaine de sculptures semblables entouraient la modeste chaumière.

"Bonjour mon brave, lança t'il à l'homme, pourriez-vous m'indiquer le chemin de la cité de Sayker ?"
'Ah tiens v'la un citadin, Saille cœur ? connais pas c'nom là."
"Enfin réfléchissez, Sayker, l'ex empereur pédestre !"
"Ah l'givré ! ah bah dam que ou jeul'connais, mais il est plus là, il est complétement perché main'nant."
"Comment ça perché ?"
"Y's'prend pour un oiseau il est partit tout là haut faire son nid." Dit-il en pointant le plus haut sommet des montagnes qui lui faisait face. "D'ailleurs z'auriez mieux fait de venir à dos d'pigeon plutôt qu'a cheval ahahah."
"Quoi tout là-haut ??? mais il est pas bien !!! C'est encore plus haut que les Eyriées"
"Oui da c'est c'que j'a dit, il a craqué son casque."
"Hum bien merci du renseignement, auriez vous l'obligeance de m'offrir le gite et le couvert pour la nuit ?"
"Nan mon gars, y faut pas qu'tu mange pour grimper là haut, faut être léger léger, ahah. Et puis tu ferais mieux d'y aller tout de suite si tu veux y être avant que l'hiver s'pointe."
"Grrrr, quel sale type." Se dit Esséphère. "Dernière question, à quoi vous servent toutes ces statues ?"
"C'est qu'c'est efficace pour éloigner les éléphants."
"Mais il n'y a pas d’éléphants dans les montagnes !!!"
"Pour sûr nigaud ! Vu qu'y a mes statues ! (cqfd)"

Après cet échange guère fructueux notre Hérault, le moral au plus bas, reprit sa route vers les montagnes.

"Je me demande bien qui est le plus fou entre ce plouc avec ses statues et l'autre qui se prend pour Icare, quelle idée d'aller s'installer aussi haut... Moi qui ai déjà mal fesses, je crois que je en suis pas prêt de pouvoir marcher normalement. Et puis je vais me les geler en chemin, dire que je n'ai prit qu'un petit plaid..."

La suite très bientôt !
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à vaincre sans barils on triomphe sans boire !

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